Monafrolibre

Là où la douceur capillaire devient une tradition familiale, une tradition qui lie mère et fille

LA DISPARITION DE MÉLIAH

L’histoire de Meliah, perdue dans son enfance, était enveloppée d’un voile de mystère et de tristesse qui avait longtemps plané sur le village. C’était un jour d’été, il y a de nombreuses années, lorsque le destin de Meliah prit un tournant inattendu.

 

Le village était en pleine effervescence, préparant la célébration annuelle de “Donner et Recevoir“. Meliah, alors une enfant pleine de vie et de curiosité, jouait près de la lisière de la forêt, ses cheveux crépus dansant au rythme de ses rires insouciants. Soudain, le ciel autrefois clair se couvrit de nuages sombres, annonçant une tempête inopinée.

Les villageois, pris de panique, se précipitèrent pour se mettre à l’abri et sécuriser leurs maisons. Dans la hâte et la confusion, personne ne remarqua l’absence de Meliah. La tempête éclata avec une violence inouïe, les vents hurlants se frayant un chemin à travers le village, arrachant arbres et toitures sur leur passage.

Meliah, effrayée et désorientée, fut emportée par un souffle impétueux. Les vents la poussèrent plus loin dans la forêt, loin des cris et de l’agitation du village. Lorsque la tempête se calma enfin, laissant derrière elle un silence lourd, Meliah se retrouva seule, perdue dans l’immensité de la forêt, loin de chez elle.

Les jours suivants furent un mélange de peur, de solitude et d’espoir. Nka’a, la mère de Meliah, le cœur brisé, mena des recherches inlassables, arpentant la forêt et les villages alentours, appelant le nom de sa fille. Mais, malgré tous ses efforts, Meliah demeurait introuvable.

La petite Meliah, quant à elle, erra dans la forêt, guidée par son instinct et une volonté de survivre inébranlable. Elle apprit à se nourrir des fruits de la forêt, à trouver refuge sous les branches des arbres, et à écouter les murmures de la nature.

Au fil des ans, Meliah grandit loin de son village, adoptée par une tribu voisine qui la trouva errante et vulnérable. Elle fut accueillie avec amour et bienveillance, grandissant dans un nouvel environnement, mais garda toujours en elle le souvenir flou de son foyer et de sa mère. Ses cheveux crépus étaient le seul lien tangible avec son passé, une partie d’elle-même qu’elle chérissait profondément, sans vraiment comprendre pourquoi.

La douleur de la séparation laissa une marque indélébile dans le cœur de Nka’a et des villageois, une cicatrice émotionnelle rappelant constamment l’enfant perdue. L’histoire de Meliah devint une légende dans le village, un récit de perte et d’espoir, raconté avec une émotion palpable.

C’est ainsi que des années plus tard, lorsque Meliah réapparut dans le village, son retour ne fut pas seulement un miracle, mais aussi une guérison des cœurs brisés, une restauration des liens perdus, et un rappel poignant de l’importance de chérir chaque instant avec ceux qu’on aime.

Alors que les derniers mots du chapitre 2 s’évanouissaient dans l’air chargé de mystère, Meliah, assise à l’ombre des souvenirs et des récits non dits, se préparait à écouter le récit de ses parents, une histoire qui dévoilerait la vérité derrière la chute spectaculaire de leur royaume autrefois resplendissant, une vérité que chaque lecteur brûle désormais de découvrir dans les pages suivantes.